Meghan "bouleversée" par des accusations visant son père pour détention d'images pédocriminelles
Meghan, l'épouse du prince Harry, s'est dite "profondément bouleversée" par des accusations de détention d'images pédocriminelles visant son père Thomas Markle, rapportées vendredi dans la presse britannique, et a révélé qu'elle ne lui avait permis aucun contact avec ses enfants à la suite de précédentes allégations.
Interrogé par le tabloïd Daily Mail en Floride, aux Etats-Unis, Thomas Markle, 82 ans, a rejeté les accusations, qu'il a qualifiées de "tas de mensonges".
Vendredi, The Sun et le Daily Mail ont rapporté que le fils de Thomas Markle avait découvert un stock d'images à caractère pédocriminel dans l'ancienne résidence de son père aux Philippines, et que la police de ce pays avait ouvert une enquête.
Sollicitée par l'AFP, la police philippine n'avait pas réagi dans l'immédiat.
"Je suis profondément bouleversée par les révélations des dernières 24 heures, et mes pensées vont à tous les enfants qui ont pu être victimes", a réagi la duchesse de Sussex, 45 ans, dans un communiqué.
Elle a également affirmé avoir eu connaissance en 2018 d'une lettre envoyée à l'unité chargée de la protection des membres de la famille royale au sein de la police londonienne, contenant des "allégations troublantes et inquiétantes" concernant son père.
"On m'a assuré qu'elles faisaient l'objet d'une enquête", a-t-elle précisé.
Interrogée par l'AFP, la Metropolitan police a dit "vérifier" les informations sur la potentielle transmission de cette lettre.
Une source proche du dossier a toutefois indiqué que la "Met" police n'avait jamais enquêté et n'enquêtait pas sur le père de Meghan Markle.
Selon l'agence de presse britannique PA, cette lettre aurait été transmise à la duchesse de Sussex pendant l'été 2018, peu après son mariage avec le prince Harry, célébré en mai.
- Couper les ponts -
"La distance prise avec mon père et ma décision de ne pas lui permettre d'être en contact avec nos enfants n'avaient qu'une seule raison: les protéger", a aussi indiqué Meghan, qui a eu avec le prince Harry un garçon, Archie, 7 ans, et une fille, Lilibet, 5 ans.
"Mon vœu le plus sincère est que la justice soit pleinement rendue et que la priorité demeure la sécurité et la protection des enfants innocents", écrit encore Meghan dans son texte.
L'ex-actrice américaine a coupé les ponts avec son père peu avant son mariage célébré au château de Windsor. Thomas Markle n'avait pas assisté à la cérémonie, pas plus que son demi-frère et sa demi-sœur. Seule sa mère, Doria Ragland, avait été présente.
Harry et Meghan avaient reproché à Thomas Markle, un ancien directeur de la photographie pour la télévision américaine, d'avoir posé pour des photos en se faisant rémunérer.
C'est le prince Charles, devenu depuis le roi Charles III, qui avait alors conduit la mariée à l'autel.
Meghan avait toutefois repris contact avec son père en décembre 2025 lors de l'hospitalisation aux Philippines de ce dernier qui a subi une amputation de la jambe gauche.
Il avait alors fait part au Daily Mail de sa volonté de se réconcilier avec sa fille : "Je n'ai jamais cessé de l'aimer. Je ne veux pas mourir sans avoir renoué avec Meghan. Je veux rencontrer mes petits enfants. Ce serait bien de rencontrer son mari aussi".
Après six ans aux États-Unis, Meghan, le prince Harry et leurs deux enfants sont revenus fin août vivre au Royaume-Uni. Ils ont effectué mi-octobre leur première sortie publique ensemble, visitant des associations caritatives à Nottingham, dans le centre de l'Angleterre.
Le couple avait quitté avec fracas le Royaume-Uni en 2020, sur fond de tensions avec la famille royale, dont ils ne sont plus, depuis, des membres actifs.
Peu après leur retour, le palais de Buckingham avait d'ailleurs précisé que les engagements caritatifs qu'ils pourraient mener seraient "à titre privé".
Leur retour surprise a relancé le débat sur leur sécurité. Le couple estime avoir droit à une protection payée par le contribuable. La commission chargée de la sécurité des personnalités publiques, qui avait d'abord jugé que la sécurité d'Harry sur le sol britannique devait être évaluée au cas par cas, s'est réunie début septembre pour réexaminer leur situation.
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H.Lange--BVZ