Berliner Volks-Zeitung - L1: l'OM face à ses limites avant Rennes, l'Europe et le PSG

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L1: l'OM face à ses limites avant Rennes, l'Europe et le PSG
L1: l'OM face à ses limites avant Rennes, l'Europe et le PSG / Photo: Pascal POCHARD-CASABIANCA - AFP

L1: l'OM face à ses limites avant Rennes, l'Europe et le PSG

Battu lors des deux dernières journées de L1, l'OM de Bruno Genesio est déjà confronté aux limites de son effectif alors que se profile un redoutable enchaînement qui débute à Rennes vendredi, se poursuit par un déplacement européen à Istanbul et la venue du Paris SG.

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Le très net succès de la première journée contre Strasbourg (4-0) était-il un simple trompe-l'oeil ? Depuis, l'OM a perdu 2-0 à Monaco et 3-2 face au Paris FC, étalant des défauts et des faiblesses criants.

Contre les Parisiens notamment, la charnière centrale composée de Nayef Aguerd et CJ Egan-Riley a été en grande difficulté, alors que le duo Pierre-Emile Hojbgerg-Himad Abdelli a semblé bien lourd au milieu de terrain.

Mais alors que les matches vont s'enchaîner, Genesio n'a pas le luxe de pouvoir beaucoup faire tourner ou expérimenter. Tout simplement parce que son effectif est court, l'OM ayant dû se séparer de nombreux joueurs cet été, sans pouvoir enregistrer la moindre recrue.

"On n'a pas énormément de joueurs", a ainsi souri le milieu offensif Amine Harit jeudi. "Il faut s'adapter à ce que demande le coach. Moi je peux me débrouiller un peu partout", a ajouté le Marocain.

- "Pas de peur" -

"J'ai un effectif qui nous convient. On va continuer à le faire progresser", a de son côté assuré Genesio. "Je pense qu'il y a de la qualité dans ce groupe et on va l'améliorer", avait-il d'ailleurs déjà lancé dimanche juste après la défaite des siens contre le PFC, qu'il ne souhaitait pas dramatiser.

"Il n'y a que trois journées de passées, mais personne au club n'est dupe. J'avais mis en garde après le premier match sur les moments difficiles qu'on pouvait traverser", avait-il expliqué.

Avant de retrouver Rennes, où il a passé près de trois saisons globalement positives, le nouveau coach de l'OM veut surtout insister sur la notion de progression.

"Ce qui nous importe, c'est de nous améliorer là où c'est nécessaire, mais aussi de garder ce qu'on fait bien, comme notre pressing haut par exemple", a-t-il expliqué.

"Il n'y a pas de peur, même si on est lucides sur les résultats du début de saison. On a aussi des qualités pour poser des problèmes à une bonne équipe comme Rennes. On est capables de les inquiéter", a aussi jugé Genesio.

- Le travail et le calme -

Le technicien marseillais a également dit vouloir miser sur le travail des automatismes, d'autant qu'il sait que son banc de touche ne lui offre pas beaucoup de solutions de changement.

"La complicité et les automatismes sont importants pour une charnière. Aguerd et Egan-Riley n'avaient joué qu'un match ensemble avant le PFC. Aujourd'hui, c'est notre travail d'associer les joueurs pour les faire progresser. Donc on ne va pas révolutionner ce qu'on a fait. Il y aura juste des petits ajustements et on doit travailler sur la cohésion", a-t-il développé.

Pour Harit également, "il faut juste travailler" et ne pas voir l'enchaînement Rennes-Besiktas-PSG comme une menace.

"Besiktas, franchement on n'y pense pas trop pour l'instant. Ensuite, avec Paris on aura joué je pense cinq des sept ou huit meilleures équipes du championnat. Il n'y a pas de cadeau... Mais je ne vois pas un groupe abattu ou apeuré par ce qui arrive", a-t-il assuré.

Et s'il faut chercher un peu d'optimisme pour l'OM, c'est peut-être du côté de Rennes et de Franck Haise qu'il faut regarder. "Je sais que ça travaille bien à l'OM. Il y a de la qualité, évidemment", a estimé le coach rennais, avant de donner une forme de conseil aux plus alarmés des supporters marseillais: "On n'est qu'au début de la saison, il faut rester calme".

A.Sauer--BVZ