Berliner Volks-Zeitung - Mondial-2026: L'Espagne sort Ronaldo, la Belgique punit les USA, malgré Trump et Infantino

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Mondial-2026: L'Espagne sort Ronaldo, la Belgique punit les USA, malgré Trump et Infantino
Mondial-2026: L'Espagne sort Ronaldo, la Belgique punit les USA, malgré Trump et Infantino / Photo: ANDREW CABALLERO-REYNOLDS - AFP/Archives

Mondial-2026: L'Espagne sort Ronaldo, la Belgique punit les USA, malgré Trump et Infantino

L'Espagne a remporté un duel ibérique au cordeau contre le Portugal (1-0) d'un Cristiano Ronaldo impuissant pour son dernier Mondial, lundi, et affrontera en quart la Belgique qui a balayé les Etats-Unis de Folarin Balogun (4-1), inutilement repêché par la Fifa.

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A Seattle, l'attaquant américain était bien titulaire mais n'a pas marqué face aux Diables Rouge, après la levée de sa suspension décidée par l'instance dirigeante, à la suite de l'intervention de Donald Trump auprès de Gianni Infantino qui a scandalisé le monde du foot.

. La Roja brise le rêve de Ronaldo

Le choc entre deux des prétendants au titre était très alléchant, avec d'un côté Lamine Yamal et de l'autre Cristiano Ronaldo. Ils ont finalement peu éclaboussé de leur talent la rencontre, qui a surtout ressemblé à une partie d'échec entre deux équipes se connaissant par cœur.

Le mat s'est produit au début du temps additionnel, quand, entrés en jeu quelques minutes auparavant, Ferran Torres et Mikel Merino ont combiné judicieusement, le premier trouvant dans la profondeur le second, qui a ajusté Diogo Costa (90+1).

Les Espagnols auraient pu marquer plus tôt, sans la maladresse de Mikel Oyarzabal (8e) et deux parades du gardien portugais pour repousser des frappes de Lamine Yamal (16e, 73e).

Dans les derniers instants, Bernardo Silva a failli égaliser de la tête. Mais la plus grosse occasion portugaise a été la frappe de Nuno Mendes déviée par Pedro Porro, qui est allé s'écraser sur la transversale (41e).

Ronaldo lui a eu trop peu de munitions pour s'illustrer. Et à voir son regard embué sur la pelouse une fois le match fini, puis son retour dans le vestiaire en traînant un corps marqué par les efforts, presque isolé de ses coéquipiers, une émotion particulière au parfum d'adieu transpirait de la légende portugaise.

"La vérité, c'est que c'était ma dernière Coupe du monde mais pour le reste, j'aurai le temps d'y réfléchir, d'être avec ma famille, de ne pas prendre de décisions à chaud et je vais continuer ma vie", a déclaré le capitaine portugais.

La Roja elle n'a pas exulté après cette étape franchie, qu'elle savait difficile. Sans impressionner, mais sans trembler non plus, elle avance.

. La Belgique met fin à la blague

Surmotivés, mais aussi libérés depuis le miracle en 16e de finale contre le Sénégal (3-2 en remontant deux buts), les Diables Rouges se sont appliqués à mettre un terme à la mauvaise plaisanterie que constituait depuis deux jours le "Balogun-gate".

C'est avec autorité qu'ils se sont imposés, grâce à un doublé de Charles De Kaetelere (9e, 33e) et un but de Hans Vanaken (57e). Pour cette rencontre, Rudi Garcia a été récompensé de ses choix forts, en laissant sur le banc les stars Kevin De Bruyne, Jérémy Doku et Romelu Lukaku, qui en est sorti avec toute la faim nécessaire pour alourdir le score dans le temps additionnel (90+3).

S'il n'a pas marqué, perdant un face à face avec Thibaut Courtois en fin de rencontre, Folarin Balogun a été à l'origine du seul but de son équipe en obtenant un coup franc, que Malik Tillman a marqué avec l'aide du mur belge, pour une éphémère égalisation (31e).

La déception est immense pour Team USA, qui avait réussi à créer un engouement populaire au pays du soccer encore loin d'être roi, jusqu'à cette fin brutale qui l'a ramenée à la réalité d'une Coupe du monde encore bien trop relevée pour elle.

. Trump/Infantino, un scandale qui restera

La qualification de la Belgique offre à l'affaire Balogun un épilogue sportif nullement impacté par ce scandale qui restera dans les annales de la Coupe du monde.

Au lendemain de la retentissante et inédite décision de la Fifa de lever la suspension de Balogun, Donald Trump a confirmé qu'il était intervenu auprès de Gianni Infantino, pour faire en sorte de réexaminer la sanction qu'il trouvait "injuste".

La Fédération belge qui avait a fait part de sa" stupéfaction", a tenté un recours visant à "contester l'éligibilité" de Balogun "pour le prochain match", que la Fifa a jugé "irrecevable".

Dans le concert d'indignations qui a suivi, l'UEFA, l'instance européenne du football, a déploré que la Fifa avait "franchi une ligne rouge". Fait rarissime en pleine compétition, les réactions outrées ont même gagné monde politique en Belgique, en Allemagne et en France.

. A Messi de jouer

Huitièmes de finale, suite et fin mardi, avec l'Argentine qui partira favorite contre l'Egypte de Mohamed Salah. Il faudra à Lionel Messi, toujours radieux à 39 ans, bien avoir récupéré de la fatigue, après avoir frôlé l'impensable fiasco contre le Cap-Vert en 16es (3-2 a.p.).

La Colombie voudra elle confirmer ses excellentes dispositions offensives face à la Suisse, au parcours bien tranquille jusqu'ici.

L.Schmitz--BVZ