Berliner Volks-Zeitung - La canicule historique à peine terminée, le mercure s'envole encore et les incendies menacent

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La canicule historique à peine terminée, le mercure s'envole encore et les incendies menacent
La canicule historique à peine terminée, le mercure s'envole encore et les incendies menacent / Photo: JEFF PACHOUD - AFP/Archives

La canicule historique à peine terminée, le mercure s'envole encore et les incendies menacent

Un nouvel épisode de fortes chaleurs s'installe sur la France avec seize départements en vigilance orange canicule lundi dans le Sud et l'ouest contre sept dimanche, avec localement des températures attendues jusqu'à 40°C, tandis que plusieurs vastes incendies font rage quelques jours après une canicule historique.

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La Charente, la Charente Maritime, la Dordogne, la Gironde, les Landes, le Lot, le Lot-et-Garonne, les Deux-Sèvres et la Vendée viendront s'ajouter lundi à compter de midi aux sept départements déjà en vigilance orange dans le sud de la France, a indiqué dimanche météo-France.

Dans ces sept départements déjà en alerte, l'établissement public attendait dimanche des températures maximales de 36°C à 39°C, et jusqu'à 40°C dans l'intérieur du Languedoc-Roussillon.

Météo-France a aussi étendu à 43 départements sa vigilance jaune pour lundi, contre 18 dimanche, dont Paris et une bonne partie du centre du pays, jugeant aussi "très probable" une extension à venir de la vigilance orange.

"Les températures sont un cran en dessous de ce qu'on a connu lors de la canicule précédente", a toutefois tempéré dimanche matin Gilles Matricon, météorologue pour La Chaîne Météo, sur RMC, ajoutant que la vague pourrait durer jusqu'au week-end prochain.

- Incendies -

Météo-France a aussi mis en garde de manière générale, dans les régions méditerranéennes, face à des "vents parfois forts" qui augmentent le risque de feux de forêt.

Un pompier et un habitant ont été gravement blessés dans le violent incendie qui s'est déclenché samedi soir à Trévillach et a déjà parcouru 1.650 hectares, a indiqué dimanche la préfecture des Pyrénées-Orientales, et 5.000 personnes sont en train d'être évacuées, au regard d'une situation jugée "très difficile".

Pour lundi, comme pour dimanche, Météo-France classe sept départements du Sud en "risque très élevé" de feux mais les a rétrogradés en risque "élevé" pour mardi, rejoignant 50 autres départements.

L'étape du Tour de France prévue lundi est "adaptée" et se fera "sans public", a aussi déclaré le préfet des Pyrénées-Orientales.

Un incendie qui s'est déclaré dimanche en milieu de journée dans le Gard avait déjà parcouru en fin d'après-midi quelque 350 hectares autour de Lédenon et de l'autoroute A9 qui a dû être partiellement fermée.

Dans la Drôme, la surface de forêt brûlée depuis trois jours dans une zone montagneuse inhabitée a plus que doublé dans la nuit et plus de 300 pompiers tentaient dans la matinée de ralentir la progression de cet incendie, a annoncé dimanche la préfecture.

- Troisième épisode -

Il s'agit du troisième épisode de fortes chaleurs de l'année en France, après celui de mai, exceptionnel par sa précocité, et une canicule historique qui a duré environ deux semaines pendant la seconde moitié de juin, pendant laquelle les températures moyennes ont atteint des records historiques.

Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, ont montré les climatologues. 

Ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s'allonger et s'intensifier.

Avec de graves conséquences sanitaires: les décès ont augmenté de presque 30% en France et de 62% dans la seule région parisienne lors de la semaine du 22 juin pendant la récente canicule historique, selon Santé publique France.

"Tant qu'on n'a pas atteint la neutralité carbone, c'est-à-dire le point d'équilibre entre les quantités de gaz à effet de serre qu'on envoie dans l'atmosphère et celles que la Terre est capable d'absorber, notamment avec les forêts ou les océans, les températures vont continuer à grimper", a prévenu dimanche le chercheur François Gemenne, coauteur de rapports du GIEC, sur France Info.

Durant la vague de chaleur de juin, le débat s'est cristallisé autour de la question de la climatisation, entre l'opposition de la ministre de la Transition écologique Monique Barbut à mettre "la clim partout" comme réponse à l'adaptation, et un "plan clim" de 40 milliards d'euros proposé par le Rassemblement national.

"Je comprends pas les gens (...) qui s'obstinent à refuser la climatisation. Ça veut dire qu'ils acceptent de transformer les canicules en tract électoral Pour le RN", a critiqué dimanche François Gemenne, disant viser, entre autres personnes, la ministre.

L.Horn--BVZ