Fortes chaleurs: de "bons réflexes" à adopter par tous, rappelle Santé publique France
Face aux fortes chaleurs, qui affectent la santé, de "bons réflexes" sont à adopter "par tous" pour se protéger, rappelle mercredi Santé publique France, alors que l'absence de déploiement de sa campagne de communication sur l'adaptation à la chaleur a fait polémique.
Ces épisodes caniculaires, qui surviennent "de plus en plus tôt" et coïncident avec des périodes d'examens ou des événements culturels (fête de la musique) et sportifs comme le Mondial de football (11 juin-19 juillet), ont "un effet immédiat sur l'organisme, quel que soit son âge", note l'agence dans un communiqué.
Elle recommande de boire de l'eau régulièrement avant d'avoir soif, de rester au frais chez soi ou dans un lieu frais (bibliothèque, cinéma, magasins, piscine, pièce rafraîchie…) en évitant les sorties jusqu'en fin de journée, de privilégier les activités douces, de manger frais et équilibré, de limiter le café ou le thé et d'éviter l'alcool.
Face au risque aggravé de noyades, SpF insiste sur "des gestes simples": surveillance active et permanente des jeunes enfants, respect des consignes de sécurité, adaptation à son état de forme, etc..
Garder son logement le plus au frais possible ou adapter ses déplacements en voiture (heures les moins chaudes, eau en quantité suffisante, ne jamais laisser un enfant seul dans une voiture...) reste aussi recommandé.
Alors que "la fatigue liée à la fois à la chaleur et au travail peut conduire à une baisse de la vigilance et à des accidents de travail", les employeurs doivent "mettre à disposition des travailleurs un local de repos adapté aux conditions climatiques", aménager leurs chantiers "de manière à permettre l'organisation de pauses dans des conditions de sécurité équivalentes" notamment, rappelle l'agence sanitaire.
Une vague de chaleur s'est abattue mercredi et pour plusieurs jours sur l'Hexagone, en plein examen du bac, avec des températures qui pourraient atteindre jusqu'à 40°C localement dimanche, premier jour de l'été.
La survenue précoce de fortes chaleurs en mai avait entraîné une hausse "marquée des recours aux soins d'urgence", selon les autorités sanitaires.
Fin mai, le collectif "Santé publique en danger", composé d'agents de SpF et d'une intersyndicale, a dénoncé l'absence de déploiement d'une campagne sur l'adaptation à la chaleur prête à être diffusée, pointant une "ingérence des services du Premier ministre qui empêche Santé publique France de réaliser ses missions".
Or la réponse au réchauffement climatique appelle "une volonté politique forte et la mobilisation de toutes et tous", s'est inquiétée la Société française de santé publique.
W.Barth--BVZ