Des singes volés dans un zoo près de Pau retrouvés, des interpellations
Une dizaine de singes volés en début de semaine dans un zoo des Pyrénées-Atlantiques, dont certains appartenant à une espèce en danger d'extinction, ont été retrouvés et plusieurs personnes interpellées par les gendarmes à Tarbes (Hautes-Pyrénées), a-t-on appris vendredi de source proche de l'enquête.
Au total, onze des treize singes dérobés ont été retrouvés, a précisé cette source à l'AFP. Un quatorzième singe initialement porté disparu avait été découvert caché dans le parc quelques heures après les faits.
Ces ouistitis et tamarins pinchés, une espèce en danger critique d'extinction selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), avaient disparu dans la nuit de lundi à mardi du zoo de Lescar, près de Pau. Selon son directeur Guillaume Darzacq, les singes volés représentaient "des familles entières, avec des jeunes", soit "une petite fortune sur le marché noir".
"Les voleurs ont cassé des portes au burin et cassé des fenêtres anti-intrusion au pied de biche. Mais le parc possède des alarmes, un grand réseau de vidéo surveillance, et des gens sur place la nuit", a souligné le zoo vendredi sur sa page Facebook.
"C'est en se basant sur ce système que ça a pu aller si vite et remonter jusqu'aux détenteurs", a-t-il ajouté, se félicitant que les singes aient pu être "retrouvés par la gendarmerie en quasi-totalité".
Le petit parc animalier-refuge accueille 300 animaux dont plus de la moitié sont des animaux recueillis après des maltraitances ou issus de trafics.
Mardi, le parquet de Pau avait ouvert une enquête, avant de se dessaisir au profit du pôle régional environnemental du parquet de Bayonne.
Selon la source proche de l'enquête, les personnes interpellées n'appartiennent "pas à une filière" de trafic d'animaux déjà identifiée.
Le trafic d'espèces protégées concerne plus de 4.000 espèces animales et végétales dans plus de 160 pays, selon un rapport du Sénat, et recouvre notamment le commerce illégal d'animaux vivants ou morts, de parties animales comme l'ivoire ou les écailles, ainsi que de végétaux protégés.
Des saisies records ont été annoncées l'an dernier par l'organisation de coordination policière Interpol, qui évalue à au moins 20 milliards de dollars par an au niveau mondial le montant de ce trafic.
St.Bauer--BVZ