Berliner Volks-Zeitung - Euro de hand: punis par l'Espagne, les Bleus broient du noir mais peuvent encore y croire

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Euro de hand: punis par l'Espagne, les Bleus broient du noir mais peuvent encore y croire

Euro de hand: punis par l'Espagne, les Bleus broient du noir mais peuvent encore y croire

Punis par une première période catastrophique, les Bleus ont été battus par l'Espagne lundi à l'Euro de handball à Herning (36-32), mais peuvent encore se qualifier en cas de victoire devant l'Allemagne mercredi.

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Tributaires du résultat de la rencontre entre les Allemands et le Danemark dans la soirée, les Français ont à nouveau leur destin en main: ils disputeront bien une "finale" du groupe I contre le voisin allemand, qui s'est incliné devant les champions olympiques en titre (31-26). Une victoire leur assurerait la deuxième place qualificative pour le dernier carré.

De quoi venir redonner de l'espoir après une fin d'après-midi bien morose, et un revers douloureux devant les Espagnols.

L'Espagne se présentait face aux Bleus d'ores et déjà éliminés de la chasse aux demi-finales. Mais dès le match débuté, ce sont bien les hommes de Jordi Ribera qui ont pris le jeu à leur compte.

Deux jours après avoir construit en une mi-temps leur succès spectaculaire face au Portugal, les Bleus sont apparus méconnaissables, aussi friables défensivement, qu'incapables d'imposer leur rythme en attaque, dans un premier acte qui leur a été fatal, avec six buts de retard à la pause (20-14).

"Un peu comme l'an dernier face aux Croates, on perd la bataille tactiquement", a regretté le demi-centre Aymeric Minne, ramenant au souvenir du fiasco en première période de la demi-finale du dernier Mondial.

Le piège espagnol était pourtant annoncé, "on est tombés dedans avec les deux pieds et la tête", a pesté Dika Mem, "ce n'est pas normal de jouer comme on l'a fait".

- "Cette défaite, on l'a cherchée" -

Ian Barrufet (10/11) a fait la loi devant, quand la défense imposée par les Espagnols a rendu les champions d'Europe en titre presque muets, limités à 14 buts à la pause, quand ces derniers tournaient à 40,2 buts par rencontre jusqu'ici.

"On s'est empêtrés dans leur défense, un mix entre une 1-5 et une 3-3, admet Gille, mais c'est vraiment le jeu complet qui en première période n'a pas été au niveau attendu. Il n'y a pas un domaine plus qu'un autre".

De plus, deux arrêts coup sur coup de Sergey Hernandez (6/18 à la pause) ont propulsé un peu plus les Espagnols sur un nuage, et mis la tête des Bleus sous l'eau.

Dos au mur, ils ont bien tenté de sonner la révolte, au point même de revenir à un but d'écart grâce notamment à la bonne entrée de Rémi Desbonnet (9/25).

Mais les parades du Montpelliérain ont à peine caché lundi soir le gros manque d'efficacité des Français, venus se casser les dents sur Sergey Hernandez et consorts quand ils avaient la possibilité de renverser la vapeur.

Alors que les quelque 10.000 spectateurs danois ont applaudi, ravis, la performance de l'Espagne, les Bleus sont ressortis le visage fermé.

"On n'a pas saisi la possibilité de relancer la machine (après le Portugal, NDLR), regrette le capitaine Ludovic Fabregas. Cette défaite, on la mérite aussi, on l'a cherchée". Il faudra s'en servir pour encore croire en leur rêve.

D.A.Ziegler--BVZ