Le chancelier allemand veut vite conclure un accord de libre-échange entre l'Inde et l'UE
Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé lundi à conclure au plus vite un "accord de libre‑échange entre l’Inde et l’Union européenne", au premier jour de sa visite dans le pays, dans un contexte de "profonds changements géopolitiques".
"Afin d'exploiter pleinement le potentiel de nos relations économiques, nous devons désormais conclure de toute urgence les négociations relatives à un accord de libre-échange entre l'Inde et l'UE", a déclaré M. Merz, lors d'une conférence de presse à Ahmedabad, dans l'Etat du Gujarat (nord-ouest).
Rappelant que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa sont attendus en Inde le 27 janvier, il a assuré qu'"ils signer(aient) cet accord s'il est conclu d'ici là".
Pour le chancelier, le développement de partenariats est devenu plus que jamais nécessaire "compte tenu des profonds changements géopolitiques et des bouleversements qui secouent le monde".
Vendredi, de hauts responsables européens et indiens du commerce ont indiqué que les négociations de ce traité entre New Delhi et Bruxelles avaient beaucoup avancé.
Avec 1,4 milliard d'habitants, le pays le plus peuplé de la planète représente pour la première économie européenne, fortement exportatrice, de grandes opportunités et une alternative à la Chine avec qui les relations se sont récemment tendues sur les terres rares et les puces électroniques.
Au sein de l'UE, l'Allemagne est le principal partenaire de l'Inde avec un volume d'échanges bilatéraux annuels de près de 50 milliards d'euros.
Par conséquent, elle pourrait particulièrement profiter du traité de libre-échange qui devait être finalisé d’ici fin 2025.
Pour le chancelier, l'accord commercial conclu vendredi par l'UE avec des pays du Mercosur "est un signe encourageant pour poursuivre sur la voie des accords de libre-échange".
M. Merz, accompagné d'une délégation de dirigeants de 25 entreprises, des PME mais aussi des géants, comme Siemens et Airbus, et des firmes du secteur de la défense, est attendu mardi à Bengalore (sud), principal pôle de la haute technologie.
A.Kaufmann--BVZ